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Titre : CONTRIBUTION A L'ETUDE EXPERIMENTALE DE LA RESISTANCE CHIMIQUE DES CIMENTS MESUREE SELON LA METHODE D'IMMERSION DE MICROPRISMES (MIM) EN SOLUTION AGRESSIVE
Réf. ATILH n°10202
Source : CIMENTS ET BETONS, REVUE DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION
(1977)
Auteur(s) : JASPERS J.
Mots clés : Résistance mécanique / FONDS ATILH / CIMENT PORTLAND / EAU / Traction flexion / Eau agressive / Environnement agressif / Résistance chimique / LAITIER HAUT FOURNEAU / Eau sulfatée / EAU MER / Expansion volume / Volume / Ciment métallurgique / Phase C3A / GONFLEMENT / SULFATE / Sulfate de potassium / Résistance sulfate / Sulfate de sodium / Sulfate de magnésium / Conservation échantillon / Ammonium sulfate
Résumé : CIMENTS ET BETONS, REVUE DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION, FR, 1/1977, N 704, 51-8.
La méthode MIM consiste à confectionner des prismes de mortier de 1 x 1 x 6 cm, à les immerger, après 21 jours de durcissement sous eau, dans des solutions agressives et à mesurer, à diverses échéances, l'allongement et la résistance à la flexion, ce qui permet d'établir alors les critères exprimant quantitativement la résistance chimique des ciments. L'étude concerne des ciments Portlands à teneur variable en C3A (entre 0 et 11 %) et des ciments métallurgiques à teneur variable en laitier (entre 0 et 90 %). Les solutions agressives utilisées sont des solutions de sulfates (Na2SO4, K2SO4, MgSO4 et (NH4)2SO4) à même teneur en SO4 2- et de l'eau de mer à concentration normale (X1) et quintuple (X5). La résistance chimique aux sulfates des ciments Portlands diminue avec l'augmentation de la teneur en C3A (très nettement pour une teneur supérieure à 5 %), l'ordre croissant d'agressivité étant le suivant : eau de mer (X1) < K2SO4 < NaSO4 < MgSO4 < eau de mer (X5). La résistance aux solutions sulfatées des ciments métallurgiques passe par un minimum (50 + ou - 10 % de laitier). Ainsi le ciment Portland exempt de C3A et de laitier et les ciments très riches en laitier (au moins 70 %) résistent bien aux solutions sulfatées, alors que les ciments à teneur faible ou modérée en laitier sont fortement attaqués. L'action corrosive de la solution de (NH4)2SO4 est de loin supérieure à celle des autres solutions sulfatées, ce qui fait ressortir l'incidence cationique de la corrosion par les sulfates. Même les ciments riches en laitier ne résistent pas à la corrosion par cette solution ; le ciment Portland exempt de C3A et de laitier, quoique attaqué, résiste sensiblement mieux. Le ciment Portland exempt de C3A et de laitier et le ciment à teneur élevée en laitier résistent très bien à l'eau de mer (X1), mais en eau de mer (X5) aucun ciment contenant du laitier ne résiste ; par contre, le ciment Portland exempt de C3A et de laitier résiste très bien. La tendance à l'agressivité des solutions sulfatées (K+, Na+, Mg2+) vis-à-vis des ciments métallurgiques à teneur en laitier décroissante est inversée par rapport à celle des ciments Portlands à teneur en C3A croissante. Les résultats obtenus par la méthode MIM concordent avec ceux des deux autres méthodes utilisées : LE CHATELIER-ANSTETT et ASTM. La méthode MIM est applicable si l'on se base sur le critère de résistance relative à la flexion complété par l'information fournie par la courbe F = f (log. Age). C'est une méthode délicate dont le délai de réponse est trop long ; par contre, elle est d'application plus générale que les autres méthodes.
Langue : Français

André Tardy  © Centre de Documentation @ Ecole des Mines de Douai - 2002-2021