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Titre : DURABILITE DU BETON FACE A L'EAU DE MER. ETUDE DE DEUX CIMENTS PORTLAND
Réf. ATILH n°10860
Source : INFORMES DE LA CONSTRUCCION
(1977)
Auteur(s) : GASPAR TEBAR D.
et SAGRERA MORENO JL.
Mots clés : BETON / CONSTRUCTION / CORROSION / Résistance mécanique / FONDS ATILH / CIMENT PORTLAND / COMPRESSION / Traction flexion / Eau agressive / Environnement agressif / Résistance chimique / MORTIER / GYPSE / Diffraction RX / Eau sulfatée / EAU MER / Composition chimique / Déterioration / Pâte durcie ciment / DURABILITE / ETTRINGITE / PERMEABILITE / CARBONE DIOXYDE / Sulfoaluminate de calcium / CALCIUM CARBONATE / Phase solide / Sulfoaluminate / Portlandite / EAU DOUCE / Hydroxyde de magnésium
Résumé : INFORMES DE LA CONSTRUCCION, ESP, JUIN 77, V 30, N 291, 49-74. - G.2526.
Le comportement de mortiers 1/3 confectionnés avec 2 ciments Portlands industriels renfermant 6,1 % (I) et 3,9 % (II) de C3A est suivi du double point de vue des réactions qui peuvent avoir lieu (variation de concentration ionique du milieu et de la composition structurale de la pâte) et de l'influence sur les caractéristiques physiques et mécaniques des mortiers immergés (eau filtrée et eau de mer) pendant 7, 28 ou 56 jours (après une conservation de 24 h en salle humide et de 22 jours sous eau). Les résistances mécaniques à la flexion des éprouvettes de mortier du ciment (I) immergées dans l'eau de mer diminuent (12 et 15,5 % respectivement à 28 et 56 jours), tandis que celles du ciment (II) restent pratiquement constantes. Les coefficients de corrosion (KOCH-STEINEGGER) des 2 ciments, à 56 jours, sont analogues (environ 0,70). L'étude de la concentration ionique de l'eau de mer, après 56 jours, montre que la teneur en Ca2+ augmente de plus de 300 %, que celle en SO4 2- diminue de plus de 35 % et que celle de Mg2+ devient nulle ; la teneur en Cl- au contraire, reste pratiquement constante. Dans l'eau de mer où ont été immergées les éprouvettes de mortier apparaît une phase solide dans laquelle on identifie la brucite, la calcite et le composé cristallin Na21MgCl(SO4)10. La quantité de phase solide qui correspond à la dissolution où ont été conservées les éprouvettes de ciment (II) est supérieure à celle du ciment (I) d'environ 40 %. En ce qui concerne la composition structurale de la pâte de ciment hydraté des éprouvettes immergées dans l'eau de mer, on identifie l'ettringite, le plâtre, la portlandite, la brucite et la calcite. Les réactions de Mg2+ et, à moindre degré, de SO4 2- présents dans l'eau de mer, donnent lieu à la formation de Mg(OH)2 et de CaSO4.2H2O dans la pâte de ciment et de Mg(OH)2 et Na21MgCl(SO4)10 dans la nouvelle phase solide. D'autre part, le CO2 dissous dans l'eau réagit avec Ca(OH)2 de la pâte et Ca2+ de la dissolution, en milieu basique, formant CaCO3 que l'on rencontre dans la pâte et dans la phase solide. La formation des composés CaCO3, Mg(OH)2 et CaSO4.2H2O a lieu dans la zone superficielle des éprouvettes, progresse lentement jusqu'à l'intérieur en produisant le colmatage des pores et en conséquence, une diminution de la perméabilité et une augmentation de la résistance à l'attaque chimique.
Langue : Espagnol

André Tardy  © Centre de Documentation @ Ecole des Mines de Douai - 2002-2020